mardi, juillet 26, 2005

Le choix de Lili



Voilà. Mes parents partent demain en vacance au Maroc. Voilà ce que je délaisse pour un été ici. Pour bosser, m'assumer et pouvoir partir à mon tour en vacance. Pour rester avec chéri.

C'est un choix. Certes. Mais quand même ça me fout un peu le blues... Faut dire que j'ai dix ans de souvenir dans cet endroit. Celui de toutes mes premières fois. Un petit village, trois rues, l'océan, les dunes, des potes, des bouteilles de Gin frelaté... Rien de trés réjouissant finalement mais c'était Mon endroit.

Cela va être ma deuxième année sans Maroc. J'ai envie d'y retourner. Mais ça fait flipper. Me reste-t-il des amis là-bas? Je n'ai rien contre l'idée de passer des vacances solitaires dans un micro village mais difficile de ne pas les croiser! Est-ce que je sais toujours nager dans les vagues, le courant et tout? Oui ça c'est sûr... Est-ce que je sais encore parler arabe? De moins en moins.

Est-ce que je pourrai encore passer mes soirées à faire des feux de camps, à boire et à danser? Oui... Bref, ça me manque et ça me manque pas. Je voudrais y aller mais je n'ose pas. Et de toute façon, la question ne se pose pas pour le moment. Je suis un peu triste. Je n'ai rien à voir avec ce pays, au niveau des origines, mais il m'avait adoptée étant donné que de pays, moi, j'en ai pas.

C'est le drame des expatriés et de la communication transgénérationnelle: Moi je suis née ici, mais mes parents sont nés en Algérie. Ils m'ont transmis une nostalgie qui n'était pas la mienne. Ils m'ont transmis l'état de déraciné comme fondation de notre culture. Nous sommes des gens du voyage. Nous craignons de nous attacher à un lieu, à des gens... Ma famille est née et s'est enracinée dans un pays qui n'était pas le sien. On les a chassés (à juste titre je pense) et ce traumatisme traine, de génération en génération.

Nous chantons "c'est nous les africains", nous revendiquons une culture propre, celle des pieds noirs qui mange du couscous mais se différencient des arabes (on se demande par quoi). Le magrheb nous attire, m'attire. Je m'y sens chez moi. Pourtant las-bas, je suis la française et ici l'arabe de service. Chez les juifs je suis goy, chez les musulmans je suis juive et chez les cathos je suis louche...

Je n'ai rien à moi. Pas de terre, pas de racine. Un rhizome. Las-bas, dans ce petit village de pêcheurs j'avais posé une partie de mes racines, à tort. Et me voilà comme avant.. dans l'expectative. On m'a encore enlevé la terre que je croyais être mienne. Ou alors c'est moi qui ai fait ce choix.. peu importe. Je ne suis de nulle part.

dimanche, juillet 24, 2005

Je l'aime mais faut vraiment que je prenne une décision

C'est vrai quoi, je l'aime. Bientôt deux ans qu'on se connait, qu'on se supporte... une vraie relation fusionnelle! Mais... j'en peux plus, c'est crise sur crise, bouderie tous les trois jours et remise en question à chaque date anniversaire!
Que faire? L'abandonner lâchement? Consulter pour améliorer notre situation? Peter un câble et tout fracasser à la hache? Me mettre en rogne tout le temps, dramatiser et m'en prendre à tout le monde? (c'est ce que je fais en ce moment et il faut que ça change)
J'adore ma vieille Titine (ben oui c'est d'elle que je parle! De qui sinon?) La 2CV c'est "un art de vivre" Oué tu parles! Art de vivre selon Titine:

- Marcher trop bien toute l'année, sauf l'hiver, sauf quand il pleut, sauf quand elle déprime
- M'empêcher d'aller voir mon chéri mais me permettre d'aller bosser
- Caler, s'arrêter, polluer, s'arrêter encore, être en panne
- Me couter un bras chez Citroën (bande d'enfoirés)
- Me faire passer pour une conne: je cale au démmarrage c'est pas moi c'est elle, je grince en freinant idem, je la fais réparer elle a plus rien chez le garagiste, je rentre à la maison (humiliée) je cale...
- Me blesser presque mortellement en rabattant sans prévenir la fenêtre sur mon bras
- Me faire perdre 10% d'audition à chaque trajet (ben oué elle fait un boucan pas possible, donc je monte le son de la radio résultat "hein? quoi qu'est ce que vous dite?")
- Me mettre les nerfs en pelotte à chaque fois tellement j'ai peur qu'elle me refasse une couille
- Marcher trés bien avec toute autre personne que moi par exemple mon grand-père qui me fait gentillement remarquer qu'il y a 4 vitesses et que j'accèlère pas assez etc.

Bref tout le monde se fout de ma gueule. J'en peux plus! J'en pleure de rage! Vendredi soir, j'étais belle, j'étais propre, je sentais bon, j'étais à l'heure et d'humeur à passer une nuit torride avec chéri. je pars de chez moi et... rien! Le truc qui fait contact quand on tourne la clef ne marchait plus (ça se pronnonce n-é-m-a-n-e mais pour l'orthographe...). Donc mon père, ce héros au sourire si doux (enfin d'habitude parceque là il partait en week end et ça le faisait grave chier de faire de la mécanique) s'est mis à me pourrir la gueule parceque je faisais chier avec ma voiture et à la réparer en même temps. Résultat: on a démarré ma voiture aux fils oui oui comme dans les films avec des méchants voleurs.. Hors de question que je parte chez chéri (30 bornes) avec cette voiture... volée!

Tout ça pour dire que ce week end j'ai conduis une Yaris, voiture niponne, citadine, mignonne et pleine de boutons. Je crois que j'ai roulé en phares, à chaque tournant j'ai mis les essuis-glace au lieu du clignotant. Et elle fait tellement pas de bruit que j'ai conduis les yeux rivés au compte-tour pour changer les vitesses! Point négatif: les appuis-tête c'est galère avec mes cheveux ça empêche de faire un chignon, donc je les mange tout le temps! Mais bon c'étais cool, pas de bruit, les vitres électriques, les vitesses en H, un freinage silencieux et je n'ai calé qu'une fois pas juste parceque j'ai oublié d'enlever une vitesse. Une voiture simple quoi, sans état d'âme.

Mais je ne suis pas encore prête à faire le grand saut, c'est à dire à virer Titine. je l'aime trop. et puis quand elle marche, elle est cool. Tout le monde me regarde avec un oeil attendri ou amusé, on m'aborde, on lève le pouce sur mon passage genre "oué trop génial" ou alors "t'as du courage". Elle est différente et j'aime bien ça. C'est ma voiture, ma première. J'adore les sièges banquettes qui permettent des rapprochements avec mon chéri sur la route. J'adore rouler à fond dans une descente et voir que je suis à 90km/h. J'adore rouler bourée et passer devant les flics. C'est une voiture d'innocent. Aucun voyou n'a ce genre de voiture, je pourrai devennir trafiquante de drogue avec elle. Et puis j'adore Bourvil, voilà!

Alors que faire? La faire réparer sûrement... et l'aimer encore comme avant. Mais pour l'instant ELLE ME FAIS CHIER !!

dimanche, juillet 17, 2005

Le drame du portable


Voilà hier soir, aux alentour de 23h30 nous avons frolé le drame ou alors il a eu lieu... je ne sais pas, j'étais en train de pleurer.
J'ai fait une bétise, une grosse. Non j'ai pas trompé mon amour (ça c'est une grosse bétise). En fait, j'ai... fouiné dans son téléphone portable! Je sais pas ce qu'il m'a pris: je n'avais aucun soupçon, pas le moindre petit doute sur sa fidélité mais je ne sais pas. Il était là (le portable, pas le chéri) il me regardait... j'ai pas pu m'empecher! J'ai lu les textos, résultats: 80% provennant de moi, 17% amis, parents, 3% ex. Mais bizarrement, les textos de son ex m'ont plutôt rassurée. Ils se donnent de leur nouvelles, pas une once de encore-un-peu-d'amour, juste des nouvelles, normal, moi aussi je le fais avec mon ex.

Et comme si c'était pas suffisant (niveau trahison de confiance) ben j'ai aussi regardé les messages qu'il avait envoyé lui. Là, logique, 80% de messages en direction de lili (tous mignons, j'ai tout relu), 17% amis, parents, ex et... 3% une fille inconnue!! Je lis le contenu de ces trois messages et là: HORREUR le garçon dont je suis folle depuis sept mois mène une double vie! Il n'est pas mieux que les autres! Bref, il me trompe...

J'ai rongé mon frein (je hais cette expression, elle est stupide) pendant quatre heures. On a regardé Lost (super, pas le temps de parler de toute façon c'est trop intense). Je réfléchissais à ce que j'allais faire:
- lui en parler c'est provoquer le conflit (je deteste les conflits) et avouer ma faute et risquer de s'entendre dire "ben oué je te trompe"
- ne rien dire, c'est avoir envie de vomir à chaque fois que je le vois, être odieuse et reproduire un schéma amoureux que je connais trop bien

23h30: On va se coucher. Il me demande ce que j'ai. Rien ne sort de ma bouche. Je pleure. Je décide. Il faut parler. Il faut savoir. t'es grande Lili maintenant, assume. Donc je lui dit. Je lui montre le message incriminé sur son portable. Explications:

Il a rencontré cette nana sur le net avant moi, jamais rencontrée. Elle le chauffe. Il veut voire jusqu'où ça va. Il me rencontre. Ne stoppe pas cette relation "virtuelle". Je pleure.
Et... lui aussi! Il m'a fait la plus belle déclaration d'amour qui soit (avec nez qui coule, yeux rouge et trémolos dans la voix). Il m'a juré, demandé pardon. Promis de ne plus jamais lui parler sur Internet ou ailleurs.

Je pardonne parceque je l'aime et qu'il ne s'est rien passé de concret. Mais je ne comprend pas pourquoi il avait besoin de faire ça. Pour se rassurer?. Je veux tout faire pour que ça marche entre nous. Je crois vraiment qu'il pourrait êttre l'homme de ma vie. Il est tellement génial... C'est vrai que j'ai un peu moins confiance en lui et que je vais surveiller de pres ses discussions sur msn.

Mais cette mise au point nous a fait du bien. On a pleuré. On s'est dit qu'on s'aimait. On repart sur de nouvelles bases. Et moi j'arrete de regarder dans son portable!!

mercredi, juillet 13, 2005

Je voudrais être un toon


Jimmy Neutron sait tout sur tout. Il est trop fort. Ses parents sont motié débiles alors comme il s'ennuyait, il a créé un chien en fer Godard. Il est multifonction: c'est son pote, il vole, c'est un ordinateur, un walman... trop fort.

Bien sûr, Jimmy a des problèmes, des copains tarés, une ennemie juré (dont il est secrétement amoureux) et personne ne le comprend parceque c'est un génie. J'adorerai être lui. Je trouve sa vie formidable! Oué je sais je débloque complet...

Mais franchement, Jimmy Neutron c'est mon idole. Je sais j'ai 21 ans et ça craint de mater les dessins animés sur TF1 le samedi matin... mais j'ai une bonne excuse: c'est un dessin animé fait en image de synthèse et j'adore ça moi. Donc c'est pour ma culture que je regarde et c'est pour ça que je met le reveil pour ne pas le rater. Euh... c'est crédible ça? non? M'en fous! Je voudrais être lui. Pas un garçon, hein. Juste un Toon leur vie a l'air bien moins compliquée que la mienne. Si ils se font mal, s'écrasent, se défoncent la gueule quoi ben l'instant d'aprés ils n'y pensent plus. Et puis leurs créateurs décident de tout. Pas d'âme, pas de conscience donc pas d'états d'âme. Trop fort non?

Ok, ok. J'arrête. C'est de pire en pire mon cerveau se ramollit. La prochaine fois je vous parlerai peut-être de ma passion pour Malcolm. C'est toujours pas de mon âge mais c'est déjà mieux :)

mardi, juillet 12, 2005

Secher au soleil, se débarrasser de tout, disparaitre.


Ben ça va pas. voilà. Je me sens inutile. Moche. Moche. Moche. Si seulement je me contentais de grossir et de ne servir à rien... Ben non en fait, si seulement je pouvais arreter de grossir et d'être nulle en tout! Trouillarde va.

Je me deteste. J'ai envie de sortir et de rester au lit. J'ai envie de voir mon chéri et ne ne plus jamais parler à personne, j'ai envie d'être ailleurs mais j'ai pas envie de penser à partir. Je ne suis plus qu'une contradiction. Je suis malheureuse. Je n'ais aucune raison de l'être (sauf un sournois +5kgs mais bon).

Je hais l'été. Je hais cette ville de merde. Je hais mes phrases de post ado en pleine rebellion. Je me hais. Au point d'être en train de chialer devant mon ordi. Je voudrais que tout change mais je ne m'en donne pas les moyens. J'attends que ça change... oui mais quoi? Aucune idée, juste du changement, du nouveau, une idée, quelque chose.

J'écoute MFM. C'est signe de grande dépression ça. Faut que je sorte. Peut-être qu'un tour de voiture-hammam me ferait du bien, me remettrait les idées en place. Faut que j'appelle mes copines. Je ne vois plus personne. Je me sens tellement repoussante que je préfère ne pas leur imposer ma sale gueule...