Bon âmes sensibles aux mièvreries et autres coeurs d'artichaut, passez votre chemin. Je compte bien, ici, étaler mon côté fleur bleue, dégouliner de bon sentiment et me vautrer dedans avec un malin plaisir. Vous serez prévenus.
Voilà, je suis amoureuse. Ok, Lili, change de disque ça fait bientôt neuf mois. Non mais je m'aperçois que ça prend des proportions incroyables. En fait, je crois que je n'ai jamais été amoureuse comme ça. Bien sûr, j'ai déjà été amoureuse (à en crever même) mais là c'est différent: je n'ai pas envie de changer pour lui et je n'ai pas envie qu'il change pour moi!
Nous vivons un amour en symbiose, au début ça me faisait peur, peur d'être lassée, peur de lasser, je ne sais pas. Bon moi ça m'a toujours fait flipper de m'attacher à quelqu'un! Avec lui je découvre une nouvelle dimension. Je commence à aimer cuisiner (pour lui, le pauvre). J'ai envie de penser, un peu, à l'avenir. Pas dans trente ans, hein, non juste à préparer des petits week-end ou des petites attentions pour lui faire plaisir. Je prends confiance en moi, pire: quand y a pas trop de lumière, sous certains angles, j'arrive à me trouver belle! Tout ça grâce à lui. Il s'occupe de moi, me soutient, me rassure, me fait les calins les plus terribles du monde, il me fait rire, il me fait un autre verbe qui rime avec rire... bref, je l'aime. Et si j'avais su qu'il existait un tel spécimen j'aurais pas perdu mon temps avec des moins que rien!
Le revers de la médaille c'est que j'ai une peur bleue de le perdre. Et c'est lui qui en fait les frais (cf une sombre histoire de portable et une encore plus sombre histoire de sac à dos encore plus pitoyable dont je préfère ne pas parler). Je lui fait des crises, je me sens en état de crise, pas tout le temps heureusement, mais c'est chiant. En plus j'ai tendance à faire l'huître dans ces cas là, donc j'arrête de parler et à lui de résoudre l'énigme de ma soupe à la grmace! Je fais des efforts, je me résonne mais une certaine angoisse pèse, pas qu'il me trompe ou qu'il me quitte, mais un certain départ, de plus en plus imminent vers de lointaines cîmes...
j'ai envie de lui dire, de le supplier de ne pas partir mais évidemment, je ne le ferai pas. C'est sa vie, son rêve et si on résiste (bien-sûr qu'on va résister bordel, je suis même prête à skier pour ça!) on résistera à tout le reste. Cette situation d'éloignement m'en rappelle d'autres. Qu'est ce qui, dans ma vie, dans ma façon d'être ou dans mon histoire, fait que je me retrouve toujours à vivre des relations à distance? Ok, je ne recommence pas avec ma psychologie de comptoir mais quand même... J'ai une certaine expérience de ce genre de situations, le tout c'est de réussir à exploiter cette expérience pour le garder.
Parceque lui, JE LE GARDE!!
Voilà, fin du soap opera, désolée pour tout ça mais j'en avais besoin.
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