jeudi, octobre 06, 2005

Ils ont osé

C'était lundi mais il m'a fallu du temps pour intégrer, pour digérer l'histoire. Tout allait bien, j'étais presque de bonne humeur depuis quelques jours et... une bande de petites frappes sans rien dans le caleçon a vandalisé ma voiture!

Je ne suis pas une fille attachée au bien matériel, je m'en fous en général. Mais ma voiture c'est mon chez-moi, mon intimité, nous avons une relation fusionnelle. Franchement, j'aurais préféré qu'on me vole quelque chose à l'intérieur (mais quoi??!). Là c'était juste pour le plaisir: capote lacérée au couteau, coups de pied dans l'aile, cendres éparpillées sur mon siège.... et surtout toutes mes affaires, mon blouson de secours, mes babouches miniatures, mes vieux magazines, éparpillées sur le parking autour de ma pauvre petite deuche.

C'est ce qui m'a fait le plus mal (crises de larmes, haine...) je pense que si on m'avait mis à poil, jambes écartées sur la place publique, ça m'aurait fait le même effet: on a violé mon intimité. On a pénétré Mon espace! J'ai eu envie de les tuer, de leur faire mal pour ce qu'ils m'ont fait. Maintenant, il faut que je répare ma voiture, que je la fasse belle. Il faut aussi que je la lave à fond pour éliminer toutes traces de leur attaque, pour ne plus avoir l'impression qu'elle est souillée. Faudra aussi lui trouver une nouvelle place de parking pour éviter les récidives ou alors que je m'installe dedans la nuit pour monter la garde...

Je sais ce n'est qu'une voiture, ça pourait être pire. Mais ça m'a fait mal. En plus la découverte de ma voiture trucidée coïncide avec une sorte de basculement: à partir de lundi, tout a changé. Rien ne va. Tous les domaines de ma vie, ou presque, partent en couille. Par presque, comprendre mes copines adorées qui sont là pour moi, me remontent le moral tout en évitant une diplomatie stérile, et mon chéri qui est là aussi pour moi.

Il faut que je lutte contre cette espèce de chappe de plomb qui s'est abattue sur moi. Etant légèrement hyperémotive sur les bords (je vous passe les crises de larmes à toute heure du jour et de la nuit, les insomnies, le doute qui me ronge) j'ai un peu de mal à surmonter le truc ou plutôt les trucs. Je viens de m'apercevoir, à 21 ans, que j'agis, je vis, je respire seulement pour obtenir un peu de reconnaissance et je suis dans une merde pas possible parceque personne n'a l'air de s'en apercevoir (à part les copines et Chéri, tous trés lucides).

Je me donne une petite semaine pour me remettre sur pied, pour prendre, enfin, ma vie en main. Pour trouver un sujet de mémoire qui n'a pas pour but de raconter la non-histoire de mes origines douteuses. Pour réussir à appréhender la vie de façon plus légère...

Je manque de légèreté. Je manque de tout. Je manque de buts dans la vie. Nouvelle découverte: réussir ses études ne peut pas être considéré comme un but de vie. Je suis peut-être un peu naïve, un peu bébé. Et putain qu'est ce que j'en ai marre de pleurer!

Faudrait peut-être que j'aille consulter un psy et ça ce serait vraiment le comble du comble non?

dimanche, octobre 02, 2005

De l'art de se reprendre en main

Bon ces derniers temps c'était pas vraiment l'extase (dans ma vie s'entend). La déprime automnale pointait son nez, les petits soucis relationnels s'ajoutaient à ça pour donner une Lili caca-boudin, d'une humeur de dogue en manque de Canigou. Et moi, voyez-vous, j'ai un peu tendance à me laisser submerger par les petits problèmes du quotidien. Résultats: je m'enferme chez moi en pyjama, je fume des tas de clopes, je mange comme quatre (donc je grossis) et je broie du noir. Super! Dans ces moments là, je me sens en osmose avec Bridget Jones... et c'est pas joyeux! Et puis toute cette inactivité calorique ça me fait tout remettre en question (cf. post précédent). Je prends de grandes décisions stupides style arrêter la fac, me barrer de ce trou, débuter une carrière d'écrivain à succès... Oui sauf qu'en fait, je reste dans mon lit à regarder les téléfilms de l'aprés-midi! Quand Chéri est arrivé à la maison vendredi, il m'a trouvée au trente-sixième dessous, moche, larmoyante, énervée... Mais il est fort mon chéri, pour filer la métaphore jusqu'au bout, je suis une Bridget Jones en puissance mais ayant déjà trouvé son Marc Darcy et qui s'en rend pas forcément compte.

Donc aprés un week-end fort sympathique, je me sens remotivée, prête à tout. Pourtant rien de d'exceptionnel: on a comaté devant la télé, on a fait un baby-sitting, on est sorti, on s'est levé à une heure innavouable, on a comaté devant la télé... Je sais pas, c'est peut-être sa présence qui change tout ou alors le fait qu'il sache toujours trouver les mots pour me remettre d'aplomb. Bref Lili le loukoum se reprend en main!

Agir au lieu de gamberger, sortir au lieu de ruminer, bouger au lieu de manger. Ce sera obligatoirement bénéfique! Comme dit Chéri (qui décidément dit beaucoup de choses intelligentes) j'ai la chance d'avoir des amies, des gens qui m'apprécient et qui sont là pour moi et ça aussi je l'oublie trop souvent! Voilà. Tout va aller bien maintenant, je me jette à l'eau et j'arrête d'être immobile par peur de rater. Et j'attends l'hiver de pied ferme pour lui régler son compte à coup de bonnet en laine et de soupes Sveltesse...

Ps: pour les réfractaires à Bridget Jones, désolée!